La Bouche en Sucre Part I

La Bouche en Sucre

 

Aaah le sucre ! Qui pourrait s’en passer ?

 

Pourquoi aime-t-on tant le sucre ? Sommes-nous génétiquement programmés pour aimer le sucre ?  Une chose est certaine, c’est que nous sommes génétiquement modifiés par les industries de l’agroalimentaire pour en être si accro !

D’ailleurs, réduire sa quantité de sucre au quotidien, voir le supprimer reviendrait à se mettre en sevrage (avec des effets secondaire tels que l’état de manque, l’anxiété, l’irritabilité…etc.) !!

 

Je me pose ces questions car j’ai beau savoir qu’il est mauvais pour la santé (je parle bien évidemment de celui qui ne se trouve pas naturellement dans les aliments), qu’il me faut des heures de sports pour éliminer un sachet de Granola, malgré tout, J’ADORE CA !

Alors j’ai trouvé une solution, je n’achète pas de bonbons, peu de gâteaux excepté ceux dont j’aurais examiné attentivement la composition.

Mais voilà, parfois, j’ouvre mes placards et j’ai envie de bouffer un truc sucré ! Pas une pomme ou un fromage blanc 0% avec du miel mais un truc bien gras avec de l’huile de palme et du sucre blanc raffiné.

Je décide donc, en adulte responsable et qui assume, de craquer. Les yeux brouillés par l’envie de sucre, je vais faire les courses et pars à la recherche d’une petite (ou grosse) douceur. J’arrive au rayon friandises et chocolat. Les bonbons : je n’y résiste pas, mais je n’arrive pas à me décider sur ce que je vais prendre ou plutôt je n’arrive pas à passer le cap. Céder à la tentation des bonbons c’est pour moi me faire avoir par le système. Celui des grosses industries de l’agroalimentaire qui arrive à nous mettre du sucre dans des produits salés, qui fabrique les bonbons avec des choses bizarres dedans. Comme par exemple, des colorants synthétiques qui sont fabriqués avec du pétrole. Carburant hyper efficace sur nos enfants. D’après une Etude du Lancet en 2007, à partir d’une certaine quantité de colorants artificiels, il y aurait une augmentation de l’hyperactivité chez les enfants de 3 ans et 8-9 ans[1]. Le sucre est une drogue, nous sommes nombreux à en être addict. Oui c’est exagéré mais à tentation forte, argument fort pour la contrer.

Finalement, pas de bonbons, mes envies sont brouillées par la multitude de choix qui s’offre à moi. Et puis : Avez-vous remarqué que les étalages s’étendent de plus en plus ? L’industrie alimentaire ne cesse d’évoluer, c’est fantastique !

Direction les gâteaux. Même dilemme que pour les bonbons, je ne sais pas ce que je veux. J’ai des envies de chocolat, de framboise et de gâteaux secs. Oui, tout ça en même temps. Et puis cette petite voix qui ne cesse de me répéter que ce n’est pas bien de céder à la tentation du sucre, que ce n’est pas bon pour ma santé bla bla bla. Laisse moi tranquille la voix, j’ai envie de me faire kiffer !!

 «  Le seul moyen de se délivrer d’une tentation c’est d’y céder ». Une citation d’Oscar Wilde, écrivain que j’affectionne particulièrement, au phrasé fort pertinent, surtout lorsque je suis devant le rayon des cookies!

Mais là encore je n’arrive pas à me décider. Je suis tiraillée par mes multiples envies ! Ça serait tellement plus simple si j’avais envie d’haricots verts ! Mais qui a envie d’haricots verts ??

J’avance le cœur lourd à travers le rayon des gâteaux. J’arrive au bout, je ne parviens toujours pas à faire un choix. Dire qu’il y en a qui ne mange pas à leur faim sur la planète et moi, je me demande quel truc dégeulasse pour ma santé je peux ingérer. Ce sera le sujet d’un autre article car cela mérite d’y réfléchir un peu plus longuement.

Finalement, je décide de laisser tomber, tout cela est ridicule. Et puis je passe devant le rayon des pâtes à tartiner. CEST CA QUE JE VEUX.  À ces mots, vous pensez évidemment à LA marque phare, celle rempli d’huile de palme. Mais enfin, Pour qui me prenez-vous ??

N’oubliez pas que vous êtes sur le blog d’une nana qui est en marre de se faire embrouiller le cerveau sur ce qui se passe dans nos assiettes et espère laisser une planète convenable à nos enfants après notre passage.  J’ai donc un équivalent bien meilleur pour la santé à vous proposer. J’en ai même deux : le premier, est la pâte à tartiner pour laquelle j’ai cédé au supermarché. Elle est bio, elle aussi est italienne et est absolument délicieuse ! C’est la meilleure alternative que j’ai trouvée ! Étant très gourmand, mon homme et moi en avons essayé un paquet. Et un jour de grâce tout de meme rempli de graisse, nous sommes tombés sur celle-ci, depuis, quand on décide de craquer, c’est pour elle : La Nocciolata de Rigoni di Asiago. Allez-y les yeux fermés, ce n’est pas une embrouille.

La seconde pâte à tartiner que je vous propose je ne l’ai pas testé. Mais la marque à l’huile de palme lui a fait un procès car il semblerait que le nom choisit par la petite entreprise Noiseraie Productions, n’est pas plu aux dirigeant de la marque. Ce qui a attiré mon attention. Celle-ci est française et utilise des produits issus de l’agriculture bio, son nom est Nuté+. Si vous l’avez gouté, n’hésitez pas à me donner votre avis.

 

Craquer pour des choses sucrées, se faire plaisir, JE DIS OUI !! Quoi  de pire que de se sentir frustré ? L’important d’après moi c’est au moins d’être au courant de qu’on le mange, de ne pas avoir les yeux brouillés par la multitude de choix !

Alors si on peut le faire avec des produits qui ne nuisent (pas trop) à la planète, et pas trop à notre santé pourquoi s’en priver ?

[1] deboncru.com

COP 21 et le désert dans l’assiette

Cop 21 en entrée, au plat et au dessert

Aujourd’hui je voulais vous parler de la COP 21. Y’a pas de raison tout le monde le fait. Nous sommes tous concernés, qu’on s’y intéresse ou pas.

Je m’étais fixée comme date limite de mise en ligne de mon blog le début de la COP21. C’est chose faite. Ou presque car il me reste encore beaucoup de travail !

La COP21 est LA conférence sur le climat tant attendue.  C’est 150 chefs d’état réunis afin de trouver un accord pour éviter la surchauffe à notre planète. Une des conséquences du réchauffement  climatique, entre autre, sont la sécheresse et la désertification. l’année 2015 a été une année particulièrement chaude pour l’ensemble de la planète. En France, 55 départements ont été concerné par les restrictions d’eau. Eh oui, la sécheresse c’est pas qu’en Afrique.

Tout ça m’a rappelé un matin où je partais au boulot, j’étais en voiture. Pas très écolo, je sais, mais j’y travaille. J’écoutais Nova, comme d’hab. Dans leur émission du vendredi matin, on peut écouter la rubrique, Où est Charlie ? Ce sont des récits de voyages, aux quatre coins du monde, racontés par Charlie. Charlie, c’est Charles Hedrick, un aventurier qui parcourt la planète entière et nous fait rêver…mais pas que.

Ce matin-là, il évoque une population nomade d’un pays d’Afrique subsaharienne (l’Afrique noire), contrainte et forcée de se sédentariser pour assurer sa survie. En effet, les zones où elle se  déplaçait sont totalement asséchées. De ce fait, leur bétail meurt par manque d’eau. Et elle-même ne peut plus cultiver, donc ne peut plus s’alimenter. Leur sédentarisation se fait dans des conditions d’une extrême précarité. D’autant plus que ce n’est pas dans leur habitude de vie, c’est à l’encontre de leur essence même. Cette population nomade existant depuis des millénaires.

Croyez-le ou pas, mais les larmes me sont montées aux yeux. Suivie d’un gros sentiment de culpabilité.

Moi, ici, sur l’A6, parce que j’ai la flemme de prendre les transports en commun, je favorise l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre. Je participe donc au réchauffement climatique. Qui a des conséquences catastrophiques sur la vie de gens qui vivent à des milliers de kilomètres de moi. JE suis responsable du déclin de cette population nomade. Alors oui, c’est un raccourci. Mais c’est la réalité. Et il est important d’avoir à l’esprit que notre manière de vivre à des conséquences graves sur la vie d’êtres humains même à l’autre bout du monde. N’ayons plus les yeux brouillés par nos petits soucis du quotidien. En polluant ici, je prive des personnes de nourriture là-bas. On s’en fout-nous, on va au supermarché. Mais eux, où vont-ils aller ? Ils continuent de regarder leurs enfants mourir de malnutrition pour notre confort ?

Il ne s’agit plus de donner 10€ pour qu’on leur envoie un paquet de riz. Ça c’était dans les années 80-90. Aujourd’hui, il faut changer ses habitudes, notamment alimentaires. Car manger sainement c’est-à-dire respecter la terre, ses sols et les saisons (mais aussi la rengaine habituelle du moins gras, moins sucré, moins de produits d’origines animales…etc.) signifie avoir un plus grand respect pour la planète. Donc pour nous même.

Je m’arrête là, je dois amener ma voiture au garage. Et en plus de tout ça, ça me coute de la thune.

 

"Si vous pensez que vous êtes trop petit pour changer quoi que se soit, essayez donc de dormir avec un moustique dans votre chambre"Betty Reese